Fort Boyard

Il faisait vraiment beau en ce mercredi 1er mai.

Tellement beau qu’avec Monsieur, on s’est dit qu’on allait faire un tour au plus joli parc de la ville.

Ce parc est relativement éloigné de la maison, un bon kilomètre à pieds, alors on n’y va pas pour rien, on regarde la météo avant d’y aller pour ne pas se faire surprendre.

Le second point fort de ce parc, c’est qu’avant d’y arriver, on passe sur un pont pour surplomber des voies de chemin de fer. Génial ! On guette les trains jusqu’à ne plus en voir à l’horizon.

Le troisième avantage est qu’on y trouve un bac à sable, véritable bonheur des tout petits et lieu de socialisation incontournable.

 

Tout ça pour dire que Monsieur s’est bien amusé au parc. Toboggan, déboulés sur les pentes d’herbe… jusqu’au moment où il s’est mis à jeter du sable à tout va.

Une fois.

Deux fois.

Trois fois.

T’as gagné on s’en va.

 

Trop gentil, sur le chemin du retour en poussette, je lui donne ses petites voitures. Histoire qu’il puisse penser à autre chose qu’à sa tétine, cachée au fond du sac (on essaie de le désintoxiquer).

On arrive vers le pont où passent les trains.

Monsieur gigote, il veut les voir. Pourtant, aucun train à l’horizon.

Il s’énerve.

J’ai beau lui répéter d’attendre de traverser le pont car on les voit mieux de l’autre côté, rien à faire, la furie se déchaîne.

A peine arrivé de l’autre côté, LE geste d’humeur, il jette ses voitures !!! Vers la grille qui sépare la route des rails !

Et voilà une voiture de l’autre côté de la grille. En contrebas.

Sa voiture préférée pour les sorties…

 

Ni une, ni deux, je prends son râteau et tente de ramener la voiture vers le grillage. Rien à faire, elle est trop éloignée.

Obligé de rentrer en laissant la voiture là où elle était. En prime, j’ai gagné un avant-bras éraflé contre le grillage à forcer avec le râteau…

Au moins, vu où elle est, à peine visible dans les hautes herbes, personne ne viendra lui prendre…

 

Le lendemain

Cette histoire m’a pas mal travaillée durant la journée.

C’est vraiment frustrant d’être à deux doigts de la récupérer et pour autant de devoir faire demi-tour.

C’était inconcevable de la laisser là.

 

Une fois rentré du boulot, je monte sur mon vélo et c’est parti pour une épreuve digne de Fort Boyard !

Sac à dos, scotch, tige de métal (bien plus longue que le râteau de coquin). Avec ça je devrais pouvoir m’en sortir.

 

Une fois sur les lieux, un escargot s’était planté sur la voiture… Pas facile à déloger, mais à force de le pousser avec la tige il se décolle.

Reste à récupérer la voiture.

A force de la bouger, elle s’enfonce dans les herbes folles qui bordent les rails. Galère !!

  1. Je tords la tige pour en faire un crochet
  2. Je tire sur les herbes qui me gênent pour me faire de la place
  3. J’essaie de retourner la voiture

A force de la titiller, miracle, j’accroche le derrière d’une roue !!!

Doucement, je remonte la tige, les deux mains à travers le grillage.

 

Victoire !

20 minutes d’efforts récompensés.

 

Autant dire que Monsieur n’a pas du tout été reconnaissant. Rien à faire de l’exploit. Un peu jeune pour comprendre.

L’important restera la satisfaction personnelle ressentie !

Leave a Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© 2018 papa-fou