Les voix

Depuis son plus jeune âge, Monsieur est familier des livres, des contes, bref, d’histoires.

Et de la bibliothèque à laquelle nous allons nous approvisionner en livres. Imagés, c’est encore mieux.

Dès ses 6 mois, il s’agrippait aux bacs de livres et mettait la main sur ses préférés.

Que nous ramenions à la maison pour lui lire, parfois en boucle.

Lorsque les histoires ne font pas intervenir de personnages parlants, les lectures sont relativement simples.

Les imagiers par exemple.

Mais lorsque le livre fait intervenir des personnages qui s’expriment, il s’agit de trouver LA bonne voix pour le personnage.

Et de savoir la reproduire au fur et à mesure des lectures.

Êtes-vous imitateur ? Moi pas.

La voix du héros « enfant »

C’est la voix que j’utilise pour tous les héros enfants. C’est à dire :

  • Petit Ours Brun
  • T’choupi
  • Pikou (du magazine Picoti)

Une voix aigüe, mais pas trop.

Celle que je m’imagine pour un petit enfant.

Maman a eu la bonne idée de me faire remarquer que j’utilisais toujours la même voix peu importe le héro… OUI mais elle sonne différemment quand on regarde les images avec le personnage ! Un peu comme un doubleur de cinéma qui a un catalogue de plusieurs célébrités. Au final, la voix colle au personnage de film en question.

L’avantage est que je sais facilement reproduire cette voix.

La voix de son/sa copain/ine

Plus compliqué. J’ai déjà grillé ma cartouche voix aigüe.

Pour les copains garçons, je fais la même voix que le héro, mais avec un son plus nasal. Cette voix se distingue vraiment à l’oreille.

Pour les copines filles, je vais une toute petite voix, légèrement plus aigüe. Là encore, ça se distingue sans soucis.

Et facilement reproductibles.

Heureusement, il y a rarement plus que deux enfants dans les histoires. Pour le moment…

La voix du Papa

Facile ! Voix grave. Chaude. Bienveillante.

Non, la voix du papa n’est pas ma voix naturelle (bien que j’aimerais disposer de ces qualificatifs).

La voix de la Maman

Plus difficile, sachant que les aigües sont réservés aux enfants, je fais une voix mi-ton entre ma voix personnelle et celle d’un enfant.

C’est clairement la voix la plus difficile à reproduire. Je n’ai pas trouvé la tessiture parfaite pour que ça colle aux personnages et que je puisse m’en rappeler facilement.

C’est aussi la voix qui me fatigue le plus lors d’une histoire, du fait de la forme que doit prendre ma bouche pour produire le son.

Dur…

La voix du Papi

Celle-ci, je l’adore !

Une voix un peu cassée, qui parle de la gorge, mais super gentille ! La voix d’un super papi en quelque sorte.

N’a aucun rapport avec la voix de ses grand-pères par contre !

La voix de la Mamie

C’est la voix dont j’ai le plus honte, surtout vis à vis de ma mère.

Disons que c’est une voix très fatiguée, qui tremble légèrement. En y réfléchissant, ça ressemble un peu à la voix qu’aurait une chèvre dans un dessin animé…

Désolé Mamie !

La voix neutre

C’est ma voix ! Un peu de repos…

Tout ce qui n’est pas personnage est relaté sans aucune modification de ma voix de tous les jours.

Qui qui parle ?

Le principal souci lorsque je lis une histoire – que  je ne connais pas ou que je lis sans être concentré – c’est de savoir qui parle.

En général, on a l’information à la fin de la phrase avec le classique « … dit Petit Ours Brun« . Comme en allemand, quand on met le verbe à la fin de la phrase (pour les familiers de cette langue).

Sauf que j’en ai besoin au début pour faire la bonne voix !

Ce petit souci m’impose de régulièrement devoir recommencer les phrases avec la bonne voix. Ni vu ni connu bien sûr.

Si seulement on pouvait inventer un code couleur !

A bon entendeur…

Et en public ?

J’avoue avoir un peu honte d’exposer mon éventail de voix en public. A la bibliothèque principalement. Ou en présence d’invités.

Donc je lui murmure l’histoire à l’oreille.

Pas question de sacrifier cette habitude sous couvert de spectateurs !

© 2018 papa-fou