La propreté

La propreté, c’est toute une histoire.

On était bien avec les couches.

Tranquilles.

Il fait quand il veut, on le change 4 à 5 fois par jour.

Rien ou presque à planifier.

Jusqu’au jour où…

Réunion de rentrée en maternelle (mai)

On ne change pas les enfants à l’école – il vous reste 3 mois pour le rendre propre.

Pression

Ça colle un peu la pression quand même. Surtout que Monsieur est de la fin d’année et s’en fiche royalement du pot. On a déjà essayé plusieurs fois…

Alors on réessaie.

Échec total, il ne se rend pas même pas compte qu’il se mouille.

Et quand on lui fait remarquer, cela l’indiffère totalement.

Laisse, il faut que cela vienne de lui-même

Maman

Du coup, on laisse tomber.

2e essai

En vacances chez Mamie en juillet, à l’extérieur toute la journée, on décide de lui mettre des slips uniquement.

Finies les couches ! Il se sentira léger.

Et ira sur le pot à force de se faire pipi dessus !

…ben en fait non.

Échec monumental, il a ruiné tous les slips qu’on avait prévus. Ne faisait rien quand on le posait dessus à heure régulière.

Mamie a abandonné malgré le coeur qu’elle y a mis.

3e essai

Invités chez des amis dont les jumeaux ont l’âge de Monsieur, nous nous pointons avec nos couches… et constatons qu’ils sont en plein dans le processus de propreté !

C’est un carnage, infernal, des pipis partout par terre toutes les 20 minutes.

Les gosses s’en fiches royalement, disent juste « bêtise » quand ils mouillent leur slip.

Un chaos. Depuis 2 semaines…

Mais le déclic pour Monsieur : peut-être que lui aussi peut essayer d’être propre ?

Ni une ni deux, une fois rentrés à la maison on enlève la couche, et c’est parti pour les slips.

Le timing est parfait : on enchaîne sur 10 jours de congés avec Maman et Papa, de quoi ne pas le lâcher un seul instant !

Le discours ?

1. Allez, il faut aller sur le pot comme des copains

2. Si tu fais sur le pot, tu auras un chocolat de Pâques

Oui on a eu beaucoup de chocolat à Pâques… c’est l’occasion de lui donner de manière utile.

Eh bien ça a fonctionné !

En 3 jours, il réussissait à se retenir la nuit et la sieste.

Toutes les couches préventives que nous mettions (dodo, trajet en voiture, sortie longue…) restaient totalement propres !

En 1 semaine, on est descendu à un accident tous les 2 jours. Parfois en se lavant les dents il faisait par terre. Peut-être la vue de l’eau qui coule ? Parfois en jouant, difficile de s’arrêter…

Bref, super !

Il fallait attendre le bon moment, avec les bons arguments, et la bonne carotte au bout.

Moins de stress pour la rentrée !

Bravo Monsieur !

Première nuit à la maison

Épique !

Voici en un mot comment le qualifierais la première nuit que Monsieur et moi avons passé à la maison.

A l’hôpital…

Avant la maison, il y a eu 3 nuits l’hôpital.

Faisons simple : comme la plupart des parents, nous n’avons pas dormi. D’autant plus qu’avec son RGO, Monsieur était très géné, très agité, criait et pleurait non stop.

Et puis je dormais par terre, sur un matelas un peu moisi posé à l’arrache dans un coin de la chambre…

Heureusement nous avions une chambre individuelle, cela a limité les dommages collatéraux de ce séjour à la maternité.

C’est avec appréhension que nous sommes donc rentrés à la maison après 3 nuits.

Cette fameuse nuit

La journée ne s’est déjà pas bien passée avec le RGO. Nous étions ultra sollicités par le petit qui ne dormait presque pas. Autant dire que nous non plus.

Je ne me rappelle plus très clairement comment nous nous sommes mis au lit, mais je me rappelle d’une chose : le chaos.

Maman était défoncée : entre l’accouchement, le retour, la tétée, le manque de sommeil… elle a bien dormi !!!

Par contre, j’ai passé une 4e nuit blanche.

Les selles

Cette nuit, je me rappelle que Monsieur a fait une dizaine de grosses commissions dans la couche. J’ai dû le changer autant de fois que nécessaire. Tout le temps au final.

Sauf qu’à un moment, j’ai retrouvé du sang dans ses selles qui étaient trèèèèès liquide.

Panique ! Il est 2 ou 3 heures du matin ! Et Maman dort.

L’appel à l’aide

Pour me rassurer, je me dis que je vais appeler la maternité, pour savoir si ce sang est inquiétant ou non.

La maternité est à ce moment mon seul repère médical qui y connaît quelque chose en bébé…

Bref, j’appelle la maternité.

Personne ne décroche.

Je réessaie. Personne.

Une troisième fois.

Ouf quelqu’un me répond ! Pour me dire que déjà, elle ne comprend pas tout avec le bébé qui hurle dans mes bras, et qu’au final

non désolé Monsieur, une fois sortis de la maternité on ne s’occupe plus des bébés

Violent.

On me conseille d’appeler le numéro des urgences maternité qui se trouve sur un des quarante papiers qu’on nous a donné en sortant de l’hôpital.

Le numéro d’urgence

J’ai réussi à trouvé ce numéro dans les méandres des dossiers que nous avons accumulé !

Ce numéro sonne à Necker.

Il « sonne ». C’est tout.

J’ai arrêté après 5 tentatives sans réponse.

Tout ça pour ça

Au final Monsieur s’est calmé. D’épuisement sans doute. Moi aussi.

J’ai dormi le lendemain.

Je me rappellerai toujours de Maman au réveil :

Comment s’est passé la nuit ?

Les achats d’occaz

Forcément, accueillir un premier enfant nécessite de faire quelques achats…

Poussette, lit, table à langer, autant de choses indispensables à acquérir pour son arrivée.

L’anecdote

J’ai récemment entendu dans le bus une femme au téléphone parler d’une de ses connaissances :

Tu te rends compte, elle a acheté sa poussette d’occasion !
A croire qu’elle n’a pas d’argent.
Je me demande bien ce qui lui prend.

Si tout doit être acheté neuf, en effet, il va y avoir un sacré trou dans le porte monnaie !

L’occasion

Bien que cela m’ait fortement démangé, mais je n’ai pas entamé le débat avec cette personne. Nous ne partagions visiblement pas les mêmes valeurs…

Parce que nous sommes avec Maman dans une démarche de 0 gâchis. Donc de récup.

A l’heure de l’omniprésence d’Internet, il suffit de taper « poussette » sur leboncoin pour se rendre compte de la véritable masse de produits en parfait état de fonctionnement qui n’attendent qu’une chose : une seconde vie.
Et cela est encore plus vraie dans les zones densément peuplées. On en trouve dans même notre ville ou la ville voisine.

Alors franchement : quel intérêt d’acheter neuf ? Pour mettre un nouveau produit supplémentaire en circulation parmi les milliers déjà disponibles ?

Les solutions

Parlons concret : nous avons quasiment tout acheté d’occasion.

Sur leboncoin

  • Poussette Stokke quasi neuve – il y avait encore les picots sur les roues. Fournie avec moustiquaire, protection pluie etc. 350 euros
  • Poussette MacLaren avec protection pluie 30 euros
  • Armoire Ikea Stuva – ok c’était galere à aller chercher
  • Lit à barreau Stokke – en super état ! 300 euros
  • Chaise Tripp Trapp Stokke avec Baby Set – neuf ou comme tel. 130 euros
  • Commode énorme. 50 euros
  • Plan à langer Beaba
  • Porte bébé Stokke. On l’a revendu le prix d’achat. Trop compliqué à mettre.
  • Porte bébé Baby Bjorn avec le coussin nouveau né
  • Echarte JPMBB. 10 euros.
  • CocoonaBaby – on ne l’a pas utilisé au final, on l’a revendu le même prix sur leboncoin également. 35 euros
  • Siège auto neuf Cybex sous emballage – les parents en avaient reçus deux à la naissance de leur enfant… 70 euros
  • Baignoire pliable Stokke – il manquait le crochet pour la plier. Sinon ça permet toujours de prendre un bain ! 10 euros
  • Jouets Lamaze neufs sous emballage – on reçoit tellement à la naissance !
  • Biberons / tétines neufs – trop de stocks faits par les parents
  • Lunettes Jumbo comme neuves – avec la sacoche. 6 euros.
  • Sac à dos Cars pour l’école – en super état ! 4 euros.
  • Circuit train tchou tchou bolide. Une rampe est cassée. Par contre le train roule toujours. Acheté avec piles… 5 euros pour un prix neuf de 70.
  • Draisienne en bois. 15 euros
  • Trottinette n’ayant jamais servie. 10 euros

Après, il y a

Les brocantes


C’est vraiment le meilleur plan pour les achats par contre l’offre est plus limitée que sur Internet.
L’idée est soit d’y aller tôt, pour rafler les bonnes affaires, soit de faire la fin de brocante pour négocier et « débarrasser » les stands qui restent.

On y a trouvé :

  • des livres Tchoupi comme neufs. 1 euro (c’est 5.70 l’unité !!!)
  • des livres Fleurus. 1 euro
  • des habits. 50 centimes l’unité
  • des puzzles Fleurus/Janod. 2 euros au lieu de 12
  • des combis. 5 euros
  • des tut tut bolides. 1.5e max l’unité

J’en passe et des meilleures.

Au final

On va pas se mentir, acheter d’occasion nécessite du temps : recherche, contacts, déplacements… il vaut mieux ne pas chercher 10 choses à la fois.
Ca tombe bien je n’ai rien à faire dans les transports en commun pendant que certains perdent leur temps à juger les autres parents 🙂

Nous n’avons pas eu de mauvaise surprise dans les achats, une chance !

Du coup on continue, pourquoi se priver !

Un papa « moderne »

Au travail ou avec les amis, tout le monde parle de sa relation avec ses enfants. Garçon ou fille, on met en avant les frasques de nos bambins, leurs plus grosses bêtises, et bien entendu leurs exploits.

Mais entre papas, ce n’est comme entre mamans.

Aperçu de conversations vues du papa sur-impliqué que je suis.

Le cinéma

Voilà un collègue qui nous relate que sa fille hurle sans arrêt. Pas facile, j’en sais quelque chose avec le RGO de Monsieur.

Du coup, sa femme est débordée. Mais bon « c’est elle qui l’a voulue ».

Ok, ça commence bien, mais c’est pas fini.

Je ne suis jamais assez aussi souvent au cinéma que depuis qu’elle est née. J’en ai marre qu’elle hurle sans arrêt.

La fuite. Classique, mais tellement triste. Je n’ai pas demandé ce qu’il se passait pour la Maman dans ce cas, la pauvre.

Le jeu

Autre collègue, autre anecdote.

Quand on échange sur le matin et que je raconte que je m’occupe 2h du lève tôt avant le boulot (ça va vite en fait 6h30 -> 8h30), on me répond :

Alors moi, je joue 5 minutes avec eux, pas plus le matin, après je file au boulot.

Comprendre ici : pas le temps pour eux, ils vont pas m’ennuyer avec leurs jeux. 🙁

Le caca

Lors d’un mariage auquel Cochon a été invité, nous avons croisé pas mal d’autres enfants du même âge – 1 an et demi à l’époque.

Passons sur les pères totalement absents des débats, pour qui le mariage est avant tout une fête – la mère peut bien s’en occuper.

J’ai à cette occasion entendu une réflexion vraiment surprenante d’une Maman lorsqu’au milieu d’une conversation, je me suis mis à senti la couche de Monsieur (qui y avait effectivement déposé un cadeau !)

Ah, c’est la première fois que je fois un papa sentir la couche !

Wow…

Les collègues

Ah, et il y a les collègues. Les rois de l’afterwork. Réellement les rois !

Une bière, tous les soirs, après le boulot. Ou plus !

On se quitte à 21h, 22h, et on se retrouve le lendemain.

J’avoue que le travail n’est parfois pas facile, mais de là à passer toutes ses soirées entre collègues !

Je me demande s’ils voient leurs enfants le soir en rentrant. Où peut-être se satisfont-ils des week-end.

En tout cas, ils aiment parler des activités qu’ils font avec.

Chacun son équilibre !

J’en conclus que chacun trouve son équilibre vis à vis de sa présence avec ses enfants.

Je suis sûrement trop impliqué, et j’ai certainement les oreilles qui sifflent de temps en temps quand je m’envole à 18h m’occuper du Coquin. Ma femme et ma mère appellent ça être un « papa moderne ».

J’en sais trop rien en fait.

Tant que nous sommes tous épanouis, et sans regrets, c’est bien là le principal !

La PMI

Voici un sigle que l’on découvre lorsque l’on a un enfant : P.M.I.

J’avoue d’ailleurs bien volontiers que je n’avais jamais entendu de parler de ce sigle avant d’avoir Monsieur à m’occuper.

Protection Maternelle et Infantile

Wow ça fait peur les mots qui se cachent derrière les initiales !

De prime abord j’avais pensé qu’il s’agissait d’un lieu « social », j’entends par là accueillant une population déjà habituée à l’assistante sociale du quartier. Bref, pas adapté à notre classe sociale.

En réalité, c’est vraiment un lieu ouvert à tous.

Et heureusement, car on a tous besoin d’un appui lorsque le premier enfant est parmi nous !

Bonjour

Bonjour, on a un bébé de 8 jours

S’il y a bien une phrase associée à la PMI dont je me rappellerai toujours, c’est celle-ci.

Notre présentation à l’interphone de l’accueil.

Car on ne savait pas quoi dire d’autre. Ni si on pouvait se pointer, comme ça, un soir, à 17h.

Après 8 jours d’épuisement.

Car Monsieur donnait de la voix NON STOP. NON STOP.

Du réconfort

On est donc arrivé avec pleiiiiiiiiiiiin de questions, plein.

Et on nous a très bien accueilli ! Avec pleiiiiiiiiiiin de réponses.

Le lieu est propice à la discussion, sans tabou, sans jugement. Sans chronomètre.

Ouf, on avait un peu d’aide.

Alors non, cela n’a pas calmé Monsieur dans ses pleurs incessants. Mais au moins on pouvait partager notre ressenti avec des professionnels de la petite enfance.

Du suivi

Petit Monsieur est vite devenu connu à la PMI.

Le personnel est très attentionné et se rappelle toujours du papa, de la maman, et du coquin. Petite attention non négligeable !

On a accepté avec plaisir les services offerts par la PMI.

  • Les pesées régulières, avec les conseils associés à la période de la vie du petit
  • L’entretien psychologie, avec une psychologue spécialiste de la petite enfance. Oui car en fait, ça ne guérit ni les bébé, ni les parents, mais ça aide de parler quand on subit 10h de cris par jour.

Des jeux

Quand Monsieur a grandit et s’est assagi (sur les coups d’un an en gros), la PMI devient son terrain de jeu préféré. Des jouets nouveaux, partout, à ne plus savoir qu’en faire.

Une immense dinette, un toboggan avec tunnel, des voitures, des trains, des animaux, des puzzles… et des livres !!!

Super quoi ! Ca change des jouets de la maison

L’accueil parents-enfants

Certainement l’activité la plus importante pour Monsieur : la socialisation.

Car quand on est gardé toute la semaine à la maison par la famille, on voit pas grand monde. Et l’approche de l' »autre » reste une étape compliquée à franchir. Il y a bien le parc l’été, mais c’est au grand air, ce n’est pas pareil, et de toute façon durant la période froide, pas de parc.

L’accueil parents-enfants lui permet de rencontrer d’autres enfants de plus ou moins son age, et de le laisser appréhender autrui en douceur.

Un premier pas vers l’autonomie. Vers l’école…

Chaque séance se terminant par des chansons avec jeux mimés

La famille attend avec impatience ces 2 heures chaque semaine !

L’équipe

Merci aux auxiliaires de puériculture !

Vous avez amplement mérités vos chocolats à Noël

Cochon !

J’entendais souvent les parents parler de leurs enfants en termes affectueux usant et abusant de nom d’animaux.

Grenouille

Le cas le plus flagrant : un collègue nomme son fils grenouille à longueur de journée ! Surnom étrange dont seuls les parents doivent connaître la signification. Je ne l’ai jamais connue (bon j’ai pas vraiment cherché non plus).

Au final, je ne sais même pas comment s’appelle le petit.

Je lui demanderai demain, promis.

Lapin

Voici un surnom que je m’attendais à rencontrer plus souvent.

Au final, ce n’est pas un surnom vraiment utilisé.

Déception.

Chat

Voici un surnom très répandu. « Mon chat ».

Nous sommes plutôt une famille chien pour tout avouer.

Non pas qu’on a les chats en horreur, mais on a toujours l’impression qu’ils peuvent nous sauter au cou à tout instant pour nous lacérer le visage (oui c’est violent mais ça représente notre ressenti).

Autant dire que ce surnom de nous enchante guère.

Cochon

Bon voila, on a opté pour cochon.

Pourquoi cochon ? Peut-être parce que cochon faisait le pitre dès son plus jeune âge. Alors « sacré cochon » est une expression entrée dans la famille naturellement, comme si de rien n’était.

On ne se pose plus la question.

Le plus marrant dans tout ça, c’est que le bruit du cochon a été le premier que Monsieur a réussi à nous reproduire. Parfaitement même.

Coïncidence ?

Allez savoir.

 

Et chez vous ça donne quoi ?

Cache-cache purée

Ahhh, les repas.

Quel doux moment partagé avec ce petit être.

 

Bon ça c’est le discours de la plaquette commerciale Bledina ou associé.

En réalité, les repas, c’est le FIGHT ! Et ça, dès la diversification.

Car Monsieur choisit. Il pince les lèvres quand il ne veut pas.

 

Sauf que le yaourt nature, ça va un temps.

Quand on vient de passer 30 minutes à lui préparer une purée maison, laver, éplucher, couper, cuire les légumes – bios – à la vapeur pour conserver toutes les bonnes choses qu’on peut y trouver et que Monsieur NE GOÛTE MÊME PAS

 

… on joue à cache-cache purée

Je prends la petite cuillère.

J’y mets un peu de ma délicieuse purée.

Je recouvre soigneusement la purée du bon yaourt dont Monsieur raffole tant.

Je lui présente.

Il mange !

 

Évidemment, il me regarde bizarrement, d’un air :

"
- WTF avec ce yaourt c'est censé être la meilleure chose au monde et ça a un goût bizarre là !!!
- Alors mon chéri il est bon ton yaourt ?

 »

Gagné ! Pas longtemps…

Bon évidemment, ça ne dure pas longtemps. On augment les doses de yaourt au fur et à mesure pour qu’il conserve confiance dans son met préféré quand même.

Le principal, c’est qu’on y trouve la satisfaction d’avoir fait mangé ne serait-ce qu’une demi cuillère de ce qu’on a mis tant d’amour à préparer.

 

Le reste, au congélo. On le ressortira quand il sera plus coopératif.

Le manège

Dans le centre commercial près de chez nous, il y a plein de choses pour les enfants : une animalerie – pour montrer les vrais animaux à cochonnet, un toboggan – pour apprendre à jouer des coudes avec les autres enfants, et surtout, un MANÈGE !

Oui, un manège, un peu plus imposant que ceux que l’on croise dans les centres commerciaux d’habitude. Et il tourne, à plein régime !

 

Au départ indifférent, Monsieur s’est rapidement intéressé à la chose. Il devait avoir 18 mois quelque chose comme cela.

« Ca va nous ruiner« , voilà une pensée qui m’a traversé l’esprit à cet instant.

Il restait là, à le regarder, l’admirer, sans trop l’approcher.

Plusieurs semaines durant.

Puis plusieurs mois.

Toujours à distance.

Rejet total

Impossible de le faire monter dans le manège. Qu’il soit seul, ou que des enfants soient dedans. Que ce soit un jour de semaine ou un dimanche, lorsque le manège est fermé et à l’arrêt.

Pourtant nous avions mis le paquet sur les tickets ! On avait acheté le maximum possible d’un coup pour faire des économies (oui car déjà en lot ça revient cher, mais alors à l’unité, je vous raconte pas…). Au final, ça revient encore plus cher quand on les utilise pas…

 

On attend toujours le déclic, prêt à dégainer le fameux ticket pour un tour de folie.

Pour le moment, Monsieur reste le spectateur numéro 1, en attendant d’en devenir l’acteur.

Il s’assoit toujours là, sur le banc, à côté des mamans qui regardent leurs enfants s’éclater dans la voiture, la moto ou l’avion.

Ici ou ailleurs

On a aussi essayé ailleurs. Peut-être que ce manège ne mérite pas ses petites fesses de cochon ?

Pas mieux.

Hurlement de colère dans un brocante, lorsque nous l’avons accompagné dans un camion de pompiers.

Cinquante pas en arrière dans un parc, lorsque nous nous sommes approchés d’un carrousel.

On fait quoi ?

Bah on attend… on n’aimerait pas le traumatiser en le forçant.

 

Patience, tout vient à point à qui sait attendre…

Hodor

Il m’arrive parfois, enfin tout le temps, de me sentir Hodor.

Non pas que je tienne la porte, non, mais plutôt que je suis uniquement là pour porter une charge, en l’occurrence cochonnet.

 

Tous les jours, toutes les heures, lors de chaque sortie, il monte sur mes bras ou mes épaules.

Le scénario est toujours le même :

  1. Il stoppe tout, et me lance un regard qui me glace
  2. Il se place en opposition, m’empêchant littéralement de bouger : je suis acculé
  3. Il me regarde droit dans les yeux
  4. Il ouvre les bras en l’air (comme le Y de la chanson YMCA)
  5. Il jette la tête en arrière
  6. Il pousse un son incompréhensible, qui vient des tripes, et qui veut dire « tu sais très bien ce que je veux »
  7. Il attend

Gare au refus, les conséquences seraient terribles.

 

Comment dire non de toute façon, c’est en fait si mignon ?

Je le prends dans les bras, enfin sur le bras gauche, toujours sur le bras gauche : étant droitier, ça me laisse ma main principale libre.

Il s’agrippe.

Et c’est parti pour un tour Bran ! Tu me guides, tu me contrôles même, et tu me diras quand tu voudras descendre. Hodor obéit.

 

Un réel plaisir pour lui – et pour moi aussi ! Et quelques douleurs aussi !!!

 

ps : la descente se fera systématiquement violemment : il se jette par terre, sachant très bien que je vais le retenir en tirant le dos (aïe) et le poser délicatement 🙂

ps2 : Hodor commence vraiment à être vouté !

Adieu, télévision

La télévision, objet multimédia du 19e siècle incontournable permettant de fluidifier l’information et la rendre visuelle. Objet auquel notre génération a été biberonné. Objet qui tombe en désuétude à l’ère d’Internet ?

 

En tout cas, j’aimais bien regarder la télévision. Avant.

Parce que depuis le cataclysme, difficile de trouver du temps pour la regarder. Et difficile aussi d’y trouver un intérêt. Car avouons-le nous, la télévision, ça ne sert pas à grand chose. Surtout quand on a un enfant.

 

Ajoutez à cela les recommandations 0 – 3 – 6 – 9 placardées chez le pédiatre et à la PMI,

et la tête du petit quand il se trouve devant :

 

Bref, nous avons finalement décidé de remiser la télévision dans un coin de la maison, 1 an et demi après l’avoir supportée, éteinte, dans le salon.

 

Le plus compliqué ? Trouver un coin où mettre une télévision quand la maison est déjà bien remplie !

C’était pratique dans le salon.

Ça prenait un mur pour rien, mais on s’était habitué à la place perdue d’une certaine manière.

Et puis niveau déco, c’est sympa ! Un monochrome de blackman.

 

Le petit nous l’avait déjà pointé du doigt plusieurs fois, histoire de dire « c’est quoi ce truc ? ».

 

Il ne le fera plus.

 

Adieu, télévision.

Et maintenant ?

Une application pour les news.

Une application pour la météo.

De la VOD.

Un PC avec le replay (rare).

Facile !

 

Qui l’eut cru, je ne m’imagine pas remettre un jour la télévision ! (mais ça viendra peut-être, un jour, pression sociale oblige, pour le petit…)

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