La propreté

La propreté, c’est toute une histoire.

On était bien avec les couches.

Tranquilles.

Il fait quand il veut, on le change 4 à 5 fois par jour.

Rien ou presque à planifier.

Jusqu’au jour où…

Réunion de rentrée en maternelle (mai)

On ne change pas les enfants à l’école – il vous reste 3 mois pour le rendre propre.

Pression

Ça colle un peu la pression quand même. Surtout que Monsieur est de la fin d’année et s’en fiche royalement du pot. On a déjà essayé plusieurs fois…

Alors on réessaie.

Échec total, il ne se rend pas même pas compte qu’il se mouille.

Et quand on lui fait remarquer, cela l’indiffère totalement.

Laisse, il faut que cela vienne de lui-même

Maman

Du coup, on laisse tomber.

2e essai

En vacances chez Mamie en juillet, à l’extérieur toute la journée, on décide de lui mettre des slips uniquement.

Finies les couches ! Il se sentira léger.

Et ira sur le pot à force de se faire pipi dessus !

…ben en fait non.

Échec monumental, il a ruiné tous les slips qu’on avait prévus. Ne faisait rien quand on le posait dessus à heure régulière.

Mamie a abandonné malgré le coeur qu’elle y a mis.

3e essai

Invités chez des amis dont les jumeaux ont l’âge de Monsieur, nous nous pointons avec nos couches… et constatons qu’ils sont en plein dans le processus de propreté !

C’est un carnage, infernal, des pipis partout par terre toutes les 20 minutes.

Les gosses s’en fiches royalement, disent juste « bêtise » quand ils mouillent leur slip.

Un chaos. Depuis 2 semaines…

Mais le déclic pour Monsieur : peut-être que lui aussi peut essayer d’être propre ?

Ni une ni deux, une fois rentrés à la maison on enlève la couche, et c’est parti pour les slips.

Le timing est parfait : on enchaîne sur 10 jours de congés avec Maman et Papa, de quoi ne pas le lâcher un seul instant !

Le discours ?

1. Allez, il faut aller sur le pot comme des copains

2. Si tu fais sur le pot, tu auras un chocolat de Pâques

Oui on a eu beaucoup de chocolat à Pâques… c’est l’occasion de lui donner de manière utile.

Eh bien ça a fonctionné !

En 3 jours, il réussissait à se retenir la nuit et la sieste.

Toutes les couches préventives que nous mettions (dodo, trajet en voiture, sortie longue…) restaient totalement propres !

En 1 semaine, on est descendu à un accident tous les 2 jours. Parfois en se lavant les dents il faisait par terre. Peut-être la vue de l’eau qui coule ? Parfois en jouant, difficile de s’arrêter…

Bref, super !

Il fallait attendre le bon moment, avec les bons arguments, et la bonne carotte au bout.

Moins de stress pour la rentrée !

Bravo Monsieur !

Première nuit à la maison

Épique !

Voici en un mot comment le qualifierais la première nuit que Monsieur et moi avons passé à la maison.

A l’hôpital…

Avant la maison, il y a eu 3 nuits l’hôpital.

Faisons simple : comme la plupart des parents, nous n’avons pas dormi. D’autant plus qu’avec son RGO, Monsieur était très géné, très agité, criait et pleurait non stop.

Et puis je dormais par terre, sur un matelas un peu moisi posé à l’arrache dans un coin de la chambre…

Heureusement nous avions une chambre individuelle, cela a limité les dommages collatéraux de ce séjour à la maternité.

C’est avec appréhension que nous sommes donc rentrés à la maison après 3 nuits.

Cette fameuse nuit

La journée ne s’est déjà pas bien passée avec le RGO. Nous étions ultra sollicités par le petit qui ne dormait presque pas. Autant dire que nous non plus.

Je ne me rappelle plus très clairement comment nous nous sommes mis au lit, mais je me rappelle d’une chose : le chaos.

Maman était défoncée : entre l’accouchement, le retour, la tétée, le manque de sommeil… elle a bien dormi !!!

Par contre, j’ai passé une 4e nuit blanche.

Les selles

Cette nuit, je me rappelle que Monsieur a fait une dizaine de grosses commissions dans la couche. J’ai dû le changer autant de fois que nécessaire. Tout le temps au final.

Sauf qu’à un moment, j’ai retrouvé du sang dans ses selles qui étaient trèèèèès liquide.

Panique ! Il est 2 ou 3 heures du matin ! Et Maman dort.

L’appel à l’aide

Pour me rassurer, je me dis que je vais appeler la maternité, pour savoir si ce sang est inquiétant ou non.

La maternité est à ce moment mon seul repère médical qui y connaît quelque chose en bébé…

Bref, j’appelle la maternité.

Personne ne décroche.

Je réessaie. Personne.

Une troisième fois.

Ouf quelqu’un me répond ! Pour me dire que déjà, elle ne comprend pas tout avec le bébé qui hurle dans mes bras, et qu’au final

non désolé Monsieur, une fois sortis de la maternité on ne s’occupe plus des bébés

Violent.

On me conseille d’appeler le numéro des urgences maternité qui se trouve sur un des quarante papiers qu’on nous a donné en sortant de l’hôpital.

Le numéro d’urgence

J’ai réussi à trouvé ce numéro dans les méandres des dossiers que nous avons accumulé !

Ce numéro sonne à Necker.

Il « sonne ». C’est tout.

J’ai arrêté après 5 tentatives sans réponse.

Tout ça pour ça

Au final Monsieur s’est calmé. D’épuisement sans doute. Moi aussi.

J’ai dormi le lendemain.

Je me rappellerai toujours de Maman au réveil :

Comment s’est passé la nuit ?

Les achats d’occaz

Forcément, accueillir un premier enfant nécessite de faire quelques achats…

Poussette, lit, table à langer, autant de choses indispensables à acquérir pour son arrivée.

L’anecdote

J’ai récemment entendu dans le bus une femme au téléphone parler d’une de ses connaissances :

Tu te rends compte, elle a acheté sa poussette d’occasion !
A croire qu’elle n’a pas d’argent.
Je me demande bien ce qui lui prend.

Si tout doit être acheté neuf, en effet, il va y avoir un sacré trou dans le porte monnaie !

L’occasion

Bien que cela m’ait fortement démangé, mais je n’ai pas entamé le débat avec cette personne. Nous ne partagions visiblement pas les mêmes valeurs…

Parce que nous sommes avec Maman dans une démarche de 0 gâchis. Donc de récup.

A l’heure de l’omniprésence d’Internet, il suffit de taper « poussette » sur leboncoin pour se rendre compte de la véritable masse de produits en parfait état de fonctionnement qui n’attendent qu’une chose : une seconde vie.
Et cela est encore plus vraie dans les zones densément peuplées. On en trouve dans même notre ville ou la ville voisine.

Alors franchement : quel intérêt d’acheter neuf ? Pour mettre un nouveau produit supplémentaire en circulation parmi les milliers déjà disponibles ?

Les solutions

Parlons concret : nous avons quasiment tout acheté d’occasion.

Sur leboncoin

  • Poussette Stokke quasi neuve – il y avait encore les picots sur les roues. Fournie avec moustiquaire, protection pluie etc. 350 euros
  • Poussette MacLaren avec protection pluie 30 euros
  • Armoire Ikea Stuva – ok c’était galere à aller chercher
  • Lit à barreau Stokke – en super état ! 300 euros
  • Chaise Tripp Trapp Stokke avec Baby Set – neuf ou comme tel. 130 euros
  • Commode énorme. 50 euros
  • Plan à langer Beaba
  • Porte bébé Stokke. On l’a revendu le prix d’achat. Trop compliqué à mettre.
  • Porte bébé Baby Bjorn avec le coussin nouveau né
  • Echarte JPMBB. 10 euros.
  • CocoonaBaby – on ne l’a pas utilisé au final, on l’a revendu le même prix sur leboncoin également. 35 euros
  • Siège auto neuf Cybex sous emballage – les parents en avaient reçus deux à la naissance de leur enfant… 70 euros
  • Baignoire pliable Stokke – il manquait le crochet pour la plier. Sinon ça permet toujours de prendre un bain ! 10 euros
  • Jouets Lamaze neufs sous emballage – on reçoit tellement à la naissance !
  • Biberons / tétines neufs – trop de stocks faits par les parents
  • Lunettes Jumbo comme neuves – avec la sacoche. 6 euros.
  • Sac à dos Cars pour l’école – en super état ! 4 euros.
  • Circuit train tchou tchou bolide. Une rampe est cassée. Par contre le train roule toujours. Acheté avec piles… 5 euros pour un prix neuf de 70.
  • Draisienne en bois. 15 euros
  • Trottinette n’ayant jamais servie. 10 euros

Après, il y a

Les brocantes


C’est vraiment le meilleur plan pour les achats par contre l’offre est plus limitée que sur Internet.
L’idée est soit d’y aller tôt, pour rafler les bonnes affaires, soit de faire la fin de brocante pour négocier et « débarrasser » les stands qui restent.

On y a trouvé :

  • des livres Tchoupi comme neufs. 1 euro (c’est 5.70 l’unité !!!)
  • des livres Fleurus. 1 euro
  • des habits. 50 centimes l’unité
  • des puzzles Fleurus/Janod. 2 euros au lieu de 12
  • des combis. 5 euros
  • des tut tut bolides. 1.5e max l’unité

J’en passe et des meilleures.

Au final

On va pas se mentir, acheter d’occasion nécessite du temps : recherche, contacts, déplacements… il vaut mieux ne pas chercher 10 choses à la fois.
Ca tombe bien je n’ai rien à faire dans les transports en commun pendant que certains perdent leur temps à juger les autres parents 🙂

Nous n’avons pas eu de mauvaise surprise dans les achats, une chance !

Du coup on continue, pourquoi se priver !

Un papa « moderne »

Au travail ou avec les amis, tout le monde parle de sa relation avec ses enfants. Garçon ou fille, on met en avant les frasques de nos bambins, leurs plus grosses bêtises, et bien entendu leurs exploits.

Mais entre papas, ce n’est comme entre mamans.

Aperçu de conversations vues du papa sur-impliqué que je suis.

Le cinéma

Voilà un collègue qui nous relate que sa fille hurle sans arrêt. Pas facile, j’en sais quelque chose avec le RGO de Monsieur.

Du coup, sa femme est débordée. Mais bon « c’est elle qui l’a voulue ».

Ok, ça commence bien, mais c’est pas fini.

Je ne suis jamais assez aussi souvent au cinéma que depuis qu’elle est née. J’en ai marre qu’elle hurle sans arrêt.

La fuite. Classique, mais tellement triste. Je n’ai pas demandé ce qu’il se passait pour la Maman dans ce cas, la pauvre.

Le jeu

Autre collègue, autre anecdote.

Quand on échange sur le matin et que je raconte que je m’occupe 2h du lève tôt avant le boulot (ça va vite en fait 6h30 -> 8h30), on me répond :

Alors moi, je joue 5 minutes avec eux, pas plus le matin, après je file au boulot.

Comprendre ici : pas le temps pour eux, ils vont pas m’ennuyer avec leurs jeux. 🙁

Le caca

Lors d’un mariage auquel Cochon a été invité, nous avons croisé pas mal d’autres enfants du même âge – 1 an et demi à l’époque.

Passons sur les pères totalement absents des débats, pour qui le mariage est avant tout une fête – la mère peut bien s’en occuper.

J’ai à cette occasion entendu une réflexion vraiment surprenante d’une Maman lorsqu’au milieu d’une conversation, je me suis mis à senti la couche de Monsieur (qui y avait effectivement déposé un cadeau !)

Ah, c’est la première fois que je fois un papa sentir la couche !

Wow…

Les collègues

Ah, et il y a les collègues. Les rois de l’afterwork. Réellement les rois !

Une bière, tous les soirs, après le boulot. Ou plus !

On se quitte à 21h, 22h, et on se retrouve le lendemain.

J’avoue que le travail n’est parfois pas facile, mais de là à passer toutes ses soirées entre collègues !

Je me demande s’ils voient leurs enfants le soir en rentrant. Où peut-être se satisfont-ils des week-end.

En tout cas, ils aiment parler des activités qu’ils font avec.

Chacun son équilibre !

J’en conclus que chacun trouve son équilibre vis à vis de sa présence avec ses enfants.

Je suis sûrement trop impliqué, et j’ai certainement les oreilles qui sifflent de temps en temps quand je m’envole à 18h m’occuper du Coquin. Ma femme et ma mère appellent ça être un « papa moderne ».

J’en sais trop rien en fait.

Tant que nous sommes tous épanouis, et sans regrets, c’est bien là le principal !

Les voix

Depuis son plus jeune âge, Monsieur est familier des livres, des contes, bref, d’histoires.

Et de la bibliothèque à laquelle nous allons nous approvisionner en livres. Imagés, c’est encore mieux.

Dès ses 6 mois, il s’agrippait aux bacs de livres et mettait la main sur ses préférés.

Que nous ramenions à la maison pour lui lire, parfois en boucle.

Lorsque les histoires ne font pas intervenir de personnages parlants, les lectures sont relativement simples.

Les imagiers par exemple.

Mais lorsque le livre fait intervenir des personnages qui s’expriment, il s’agit de trouver LA bonne voix pour le personnage.

Et de savoir la reproduire au fur et à mesure des lectures.

Êtes-vous imitateur ? Moi pas.

La voix du héros « enfant »

C’est la voix que j’utilise pour tous les héros enfants. C’est à dire :

  • Petit Ours Brun
  • T’choupi
  • Pikou (du magazine Picoti)

Une voix aigüe, mais pas trop.

Celle que je m’imagine pour un petit enfant.

Maman a eu la bonne idée de me faire remarquer que j’utilisais toujours la même voix peu importe le héro… OUI mais elle sonne différemment quand on regarde les images avec le personnage ! Un peu comme un doubleur de cinéma qui a un catalogue de plusieurs célébrités. Au final, la voix colle au personnage de film en question.

L’avantage est que je sais facilement reproduire cette voix.

La voix de son/sa copain/ine

Plus compliqué. J’ai déjà grillé ma cartouche voix aigüe.

Pour les copains garçons, je fais la même voix que le héro, mais avec un son plus nasal. Cette voix se distingue vraiment à l’oreille.

Pour les copines filles, je vais une toute petite voix, légèrement plus aigüe. Là encore, ça se distingue sans soucis.

Et facilement reproductibles.

Heureusement, il y a rarement plus que deux enfants dans les histoires. Pour le moment…

La voix du Papa

Facile ! Voix grave. Chaude. Bienveillante.

Non, la voix du papa n’est pas ma voix naturelle (bien que j’aimerais disposer de ces qualificatifs).

La voix de la Maman

Plus difficile, sachant que les aigües sont réservés aux enfants, je fais une voix mi-ton entre ma voix personnelle et celle d’un enfant.

C’est clairement la voix la plus difficile à reproduire. Je n’ai pas trouvé la tessiture parfaite pour que ça colle aux personnages et que je puisse m’en rappeler facilement.

C’est aussi la voix qui me fatigue le plus lors d’une histoire, du fait de la forme que doit prendre ma bouche pour produire le son.

Dur…

La voix du Papi

Celle-ci, je l’adore !

Une voix un peu cassée, qui parle de la gorge, mais super gentille ! La voix d’un super papi en quelque sorte.

N’a aucun rapport avec la voix de ses grand-pères par contre !

La voix de la Mamie

C’est la voix dont j’ai le plus honte, surtout vis à vis de ma mère.

Disons que c’est une voix très fatiguée, qui tremble légèrement. En y réfléchissant, ça ressemble un peu à la voix qu’aurait une chèvre dans un dessin animé…

Désolé Mamie !

La voix neutre

C’est ma voix ! Un peu de repos…

Tout ce qui n’est pas personnage est relaté sans aucune modification de ma voix de tous les jours.

Qui qui parle ?

Le principal souci lorsque je lis une histoire – que  je ne connais pas ou que je lis sans être concentré – c’est de savoir qui parle.

En général, on a l’information à la fin de la phrase avec le classique « … dit Petit Ours Brun« . Comme en allemand, quand on met le verbe à la fin de la phrase (pour les familiers de cette langue).

Sauf que j’en ai besoin au début pour faire la bonne voix !

Ce petit souci m’impose de régulièrement devoir recommencer les phrases avec la bonne voix. Ni vu ni connu bien sûr.

Si seulement on pouvait inventer un code couleur !

A bon entendeur…

Et en public ?

J’avoue avoir un peu honte d’exposer mon éventail de voix en public. A la bibliothèque principalement. Ou en présence d’invités.

Donc je lui murmure l’histoire à l’oreille.

Pas question de sacrifier cette habitude sous couvert de spectateurs !

Fort Boyard

Il faisait vraiment beau en ce mercredi 1er mai.

Tellement beau qu’avec Monsieur, on s’est dit qu’on allait faire un tour au plus joli parc de la ville.

Ce parc est relativement éloigné de la maison, un bon kilomètre à pieds, alors on n’y va pas pour rien, on regarde la météo avant d’y aller pour ne pas se faire surprendre.

Le second point fort de ce parc, c’est qu’avant d’y arriver, on passe sur un pont pour surplomber des voies de chemin de fer. Génial ! On guette les trains jusqu’à ne plus en voir à l’horizon.

Le troisième avantage est qu’on y trouve un bac à sable, véritable bonheur des tout petits et lieu de socialisation incontournable.

 

Tout ça pour dire que Monsieur s’est bien amusé au parc. Toboggan, déboulés sur les pentes d’herbe… jusqu’au moment où il s’est mis à jeter du sable à tout va.

Une fois.

Deux fois.

Trois fois.

T’as gagné on s’en va.

 

Trop gentil, sur le chemin du retour en poussette, je lui donne ses petites voitures. Histoire qu’il puisse penser à autre chose qu’à sa tétine, cachée au fond du sac (on essaie de le désintoxiquer).

On arrive vers le pont où passent les trains.

Monsieur gigote, il veut les voir. Pourtant, aucun train à l’horizon.

Il s’énerve.

J’ai beau lui répéter d’attendre de traverser le pont car on les voit mieux de l’autre côté, rien à faire, la furie se déchaîne.

A peine arrivé de l’autre côté, LE geste d’humeur, il jette ses voitures !!! Vers la grille qui sépare la route des rails !

Et voilà une voiture de l’autre côté de la grille. En contrebas.

Sa voiture préférée pour les sorties…

 

Ni une, ni deux, je prends son râteau et tente de ramener la voiture vers le grillage. Rien à faire, elle est trop éloignée.

Obligé de rentrer en laissant la voiture là où elle était. En prime, j’ai gagné un avant-bras éraflé contre le grillage à forcer avec le râteau…

Au moins, vu où elle est, à peine visible dans les hautes herbes, personne ne viendra lui prendre…

 

Le lendemain

Cette histoire m’a pas mal travaillée durant la journée.

C’est vraiment frustrant d’être à deux doigts de la récupérer et pour autant de devoir faire demi-tour.

C’était inconcevable de la laisser là.

 

Une fois rentré du boulot, je monte sur mon vélo et c’est parti pour une épreuve digne de Fort Boyard !

Sac à dos, scotch, tige de métal (bien plus longue que le râteau de coquin). Avec ça je devrais pouvoir m’en sortir.

 

Une fois sur les lieux, un escargot s’était planté sur la voiture… Pas facile à déloger, mais à force de le pousser avec la tige il se décolle.

Reste à récupérer la voiture.

A force de la bouger, elle s’enfonce dans les herbes folles qui bordent les rails. Galère !!

  1. Je tords la tige pour en faire un crochet
  2. Je tire sur les herbes qui me gênent pour me faire de la place
  3. J’essaie de retourner la voiture

A force de la titiller, miracle, j’accroche le derrière d’une roue !!!

Doucement, je remonte la tige, les deux mains à travers le grillage.

 

Victoire !

20 minutes d’efforts récompensés.

 

Autant dire que Monsieur n’a pas du tout été reconnaissant. Rien à faire de l’exploit. Un peu jeune pour comprendre.

L’important restera la satisfaction personnelle ressentie !

Le savon maison

Je me suis toujours intéressé à comment étaient fabriquées les choses du quotidien.

C’est d’ailleurs devenu une mode depuis l’explosion des allergies à fois et des scandales sanitaires qui font la une de l’actualité.

 

Et depuis que Coquin est là, on a pris au sérieux la surveillance de tous ces produits qui nous entourent et qui ne sont pas forcément « neutres ».

 

Le savon

Aujourd’hui, le savon.

C’est vrai, on se lave les mains un paquet de fois par jour.

Au moins après chaque passage aux WC (j’espère pour vous).

Et chez nous après chaque sortie.

Monsieur se voit donc laver les mains au moins 2 fois par jour.

Mais pas avec n’importe quoi…

 

Il est inquiétant de constater que la majorité des savons de grande surface ne sont que des mélanges de produits chimiques divers et variés dont les effets sur la peau ne sont pas sans risques.

Entre irritations et allergies, il ne reste plus qu’à choisir.

Vous prendrez bien un peu de méthylisothiazolinone ?

 

A la maison, finis les savons liquides chimiques.

Nous avons trouvé une solution en fait assez simple : le savon de Marseille. A l’ancienne.

Recette

Une chose est sûre : en termes de recettes de savon fait maison, chacun a sa propre recette miracle qu’il a élaboré au fur et à mesure de ces essais.

Certains ajoutent des huiles essentielles (pas pour Coquin, trop petit) ou du miel/de l’huile.

 

Notre recette à nous est on ne peut plus simple :

  • On fait bouillir de l’eau (500ml)
  • On ajoute du savon de Marseille que l’on râpe (50g)
  • On ajoute du savon noir concentré (25g)
  • On mélange
  • On laisse refroidir

Ca prend 10 minutes à préparer tous les 3 mois.

 

Il existe peu de vrais savons de Marseille. Faits à l’ancienne. Renseignez-vous bien avant d’en choisir un.

Nous avons opté pour le savon Marius Fabre en blocs de 400g, à l’huile d’Olive. Chez Castorama.

Idem pour le savon noir, du Marius Fabre à l’huile d’Olive en formule concentré en bouteille de 1L.

Au départ mes invités me faisaient remarqués que le savon avait une drôle d’odeur. En fin de compte, juste une odeur naturelle d’huile d’Olive. Ca change du parfum de synthèse c’est sûr. Cette société nous a bien formaté il faut l’avouer.

Je tiens également à préciser que ce savon ne mousse quasiment pas ! Pour rappel, la mousse est chimique, ne sert à rien et est irritante.

 

Ne cherchez pas, le rapport qualité/prix/environnement est imbattable.

Même les « éco-recharges » (dans un emballage plastique non recyclable) n’arrivent pas à la cheville d’une bonne vieille recette fait maison !

 

La prochaine fois, ce sera liquide vaisselle et lessive !

Center Parcs

LA question qu’on se pose forcément quand on a un bébé, c’est « où on va partir cette année ».

Pour certains, la réponse est assez évidente : dans la famille, en province.

Pas pour nous, la famille habite près de chez nous.

Toute la famille…

Un avantage pour faire garder Monsieur, un inconvénient pour prendre l’air le temps d’un week-end ou d’une semaine.

 

Alors, où partir avec un bébé de 18 mois qui ne veut dormir que dans son lit (sieste incluse), qui est soupe au lait et ne fait que des petites nuits ?

Pas de surprise, c’est dans le titre : on est allés à Center Parcs.

 

Centers Parcs

Assez réticente à l’idée de passer quelques jours dans un endroit « cloisonné », j’ai réussi à convaincre Maman après un mois d’acharnement que Center Parcs serait le meilleur compromis pour se reposer.

Ni moi ni maman n’étions jamais allés à Center Parcs ! Ce fût donc une première avec Monsieur.

Pour changer d’air, nous avons choisi un cottage dans un domaine à 200km de chez nous en pleine forêt.

En semaine, hors saison

Nous sommes partis hors saison (comprendre « quand il fait froid »), en réservant à la dernière minute (il y avait PLEIN de cottages vides) et en pleine semaine.

Ca nous a permis de minimiser les frais en réservation au maximum. Parce que c’est quand même pas donné le séjour !

Et on était plus tranquilles aussi 🙂 Surtout dans l’Aquapôle.

Voiture remplie

On est paris HYPER chargés ! A Center Parcs il faut amener ses serviettes (2 jeux de serviettes : de piscine et de douche), des vêtements chauds, le barda pour Coquin (poussettes et affaires), et la nourriture pour quelques jours.

Autant dire que ca nécessite une vraie organisation.

On a peut-être aussi un peu trop amené avec du recul, mieux vaut trop que pas assez 🙂

Repos

Eh oui, on a pu se reposer (entre autres).

L’avantage de Center Parcs, c’est qu’on a tout à proximité de la location. Activités, nature etc.

Du coup, on n’a pas à crapahuter partout, prévoir le retour à la maison pour les repas et la sieste en stressant etc.

Un sacré avantage !

Monsieur pouvait s’époumoner dehors pendant qu’on glandouillait.

Et activités

Et bien sûr, la piscine géante chauffée.

Cela à permis à coquin d’appréhender l’eau tout doucement en sécurité sans risque de coup de soleil ! Car aux heures creuses, c’est vraiment agréable d’aller barboter avec un petit !

A cet âge, pas d’autres activités adaptées pour les tous petits hormis la piscine et les balades.

Ah si, on a quand même fait de la charrette : Papa tractait Maman et Coquin à vélo, tranquillement prélassés dans une énorme charrette en métal. Autant dire que la moindre pente à 1% se fait ressentir immédiatement dans les cuisses ! Ça reste quand même un bon souvenir.

Verdict

On y retournera sûrement un jour 🙂

Hors saison !

En semaine !

Les animaux en perles

Lorsqu’on attend un enfant, surtout le 1er, la question de la décoration de la chambre se pose forcément à un moment ou à un autre.

Je dois avouer que dans notre foyer, nous ne sommes pas les rois de la déco.

Murs blancs.

Meubles Ikea.

Décoration murale minimaliste.

En un mot : « épuré ».

 

La chambre du petit était déjà disponible, là, à l’attendre. Chambre blanche. Sans décoration. La fameuse « chambre d’amis » neutre.

Pour décorer les murs, difficile de se prononcer.

Stickers ?

Posters ?

Bof.

Rien de folichon.

Au point de ne s’engager concrètement sur aucune décoration.

Home made

Étant un créatif, j’en arrive forcément à la conclusion :

Si on n’a pas envie d’acheter, autant la faire nous même

Cool !

Comment on fait de la déco ?

Peinture ? Dessin ? Bricolage ? Pas notre tasse de thé – ou trop de travaux à engager.

 

Et pourquoi pas en perles à repasser ? Ca a l’avantage d’être fait rapidement tout en laissant libre court à notre imagination ?

Les perles !

En deux mots : les perles s’enchâssent sur une plaque, puis on les soude en les faisant chauffer avec un fer à repasser. Facile !

Ni une ni deux on s’équipe et c’est parti pour le repassage !

On crée des modèles

Pour les modèles, j’avais pensé à une collection d’animaux ayant tous le même design.

Pas facile à trouver. Surtout en pixel art.

Donc c’est parti, tous les matins j’ouvre mon PC portable dans le métro et je crée des animaux sur la base de modèles divers et variés que je trouve sur Internet.

Modèles pas trop compliqués.

Il faut que ça tienne sur une plaque de 29 cm de côté.

Exemple :

On les réalise

En plein été, avec Maman enceinte, c’est devenu mon passe temps numéro 1 !

Attention, en plein soleil on voit mal les couleurs (trop de reflet) et la nuit on mélange toutes les teintes similaires.

On les colle au mur

Enfin, plutôt on les « patafix » au mur.

Pour la disposition, j’ai changé plusieurs fois de stratégie.

 

Quand Monsieur était petit, je les avais agglutiné près du plan à langer, histoire qu’il puisse les voir et les toucher.

 

Quand Monsieur a commencé à se redresser, je les ai remonté un peu, que ça lui donne envie de se relever pour les toucher.

Maintenant, il sont disposés en forme d’un grand cercle qui prend une bonne partie du mur de sa chambre.

En conclusion je dirais que

  1. Super passe-temps. J’en suis venu à faire des perles pour toutes les occasions et j’ai converti pas mal de gens au boulot.
  2. C’est joli, coloré et sans limites !
  3. Maman s’en fiche complètement de mes perles 🙂 Y a intérêt à ce qu’elles soient ranger c’est tout
  4. Monsieur a vite connu et su reconnaître tous ses animaux sur le mur
  5. Je me dis que ça a contribué à lui développer sa mémoire et à le rassurer dans sa grande chambre
  6. La patafix ça tient bien ! Ca fait même des trous dans les murs en plâtre quand on les tire trop violemment (merci Monsieur…)
  7. J’en ai pas fini avec les perles !!

 

La PMI

Voici un sigle que l’on découvre lorsque l’on a un enfant : P.M.I.

J’avoue d’ailleurs bien volontiers que je n’avais jamais entendu de parler de ce sigle avant d’avoir Monsieur à m’occuper.

Protection Maternelle et Infantile

Wow ça fait peur les mots qui se cachent derrière les initiales !

De prime abord j’avais pensé qu’il s’agissait d’un lieu « social », j’entends par là accueillant une population déjà habituée à l’assistante sociale du quartier. Bref, pas adapté à notre classe sociale.

En réalité, c’est vraiment un lieu ouvert à tous.

Et heureusement, car on a tous besoin d’un appui lorsque le premier enfant est parmi nous !

Bonjour

Bonjour, on a un bébé de 8 jours

S’il y a bien une phrase associée à la PMI dont je me rappellerai toujours, c’est celle-ci.

Notre présentation à l’interphone de l’accueil.

Car on ne savait pas quoi dire d’autre. Ni si on pouvait se pointer, comme ça, un soir, à 17h.

Après 8 jours d’épuisement.

Car Monsieur donnait de la voix NON STOP. NON STOP.

Du réconfort

On est donc arrivé avec pleiiiiiiiiiiiin de questions, plein.

Et on nous a très bien accueilli ! Avec pleiiiiiiiiiiin de réponses.

Le lieu est propice à la discussion, sans tabou, sans jugement. Sans chronomètre.

Ouf, on avait un peu d’aide.

Alors non, cela n’a pas calmé Monsieur dans ses pleurs incessants. Mais au moins on pouvait partager notre ressenti avec des professionnels de la petite enfance.

Du suivi

Petit Monsieur est vite devenu connu à la PMI.

Le personnel est très attentionné et se rappelle toujours du papa, de la maman, et du coquin. Petite attention non négligeable !

On a accepté avec plaisir les services offerts par la PMI.

  • Les pesées régulières, avec les conseils associés à la période de la vie du petit
  • L’entretien psychologie, avec une psychologue spécialiste de la petite enfance. Oui car en fait, ça ne guérit ni les bébé, ni les parents, mais ça aide de parler quand on subit 10h de cris par jour.

Des jeux

Quand Monsieur a grandit et s’est assagi (sur les coups d’un an en gros), la PMI devient son terrain de jeu préféré. Des jouets nouveaux, partout, à ne plus savoir qu’en faire.

Une immense dinette, un toboggan avec tunnel, des voitures, des trains, des animaux, des puzzles… et des livres !!!

Super quoi ! Ca change des jouets de la maison

L’accueil parents-enfants

Certainement l’activité la plus importante pour Monsieur : la socialisation.

Car quand on est gardé toute la semaine à la maison par la famille, on voit pas grand monde. Et l’approche de l' »autre » reste une étape compliquée à franchir. Il y a bien le parc l’été, mais c’est au grand air, ce n’est pas pareil, et de toute façon durant la période froide, pas de parc.

L’accueil parents-enfants lui permet de rencontrer d’autres enfants de plus ou moins son age, et de le laisser appréhender autrui en douceur.

Un premier pas vers l’autonomie. Vers l’école…

Chaque séance se terminant par des chansons avec jeux mimés

La famille attend avec impatience ces 2 heures chaque semaine !

L’équipe

Merci aux auxiliaires de puériculture !

Vous avez amplement mérités vos chocolats à Noël

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